Porte-parole en matière de développement économique
et des finances et Président de la Commission des
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François Legault, Député de Rousseau
Projet de loi 40 sur l’équilibre budgétaire Imprimer Email
Date du jour : Mardi, 16 Juin 2009

LE GOUVERNEMENT LIBÉRAL EST HYPOCRITE

 

Québec, le mardi 16 juin 2009 – « Le gouvernement libéral est hypocrite : il veut que les Québécois lui signent un chèque en blanc, il veut dépenser sans compter. Il invoque le contexte économique pour ne pas respecter l’équilibre budgétaire pour les quatre prochaines années. Pourtant, dans son dernier budget, le gouvernement prévoit une seule année de récession. Jean Charest et Raymond Bachand veulent défaire le consensus de 1996 qui a été réalisé sous le leadership de Lucien Bouchard ». C’est ce qu’a déclaré le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et de finances, François Legault, après avoir observé l’intention du ministre Bachand d’amender son projet de loi.

 

Pour lui, plus le gouvernement reporte les solutions, plus le problème d’équité entre les générations va s’accentuer. « Le gouvernement libéral veut refaire le coup des années 90 et passer la patate chaude au prochain gouvernement. C’est inacceptable », a‑t-il poursuivi.

 

M. Legault rappelle que le Parti Québécois a courageusement proposé au gouvernement libéral de récupérer le champ fiscal laissé vacant par le gouvernement fédéral lorsqu’il a baissé la TPS, de même qu’il aurait été nécessaire de ne pas baisser les impôts pour ceux ayant des revenus dépassant 75 000 $. Pourtant, ces deux mesures, si elles avaient été appliquées avant la crise économique, auraient ramené le déficit à 900 millions $ plutôt qu'à 3,9 milliards $.

 

« Le gouvernement libéral de Jean Charest a préféré s’amuser, rire de nous, nous ridiculiser. Pourtant, le Québec fonce droit dans un mur. Raymond Bachand ne peut plus se défiler et pelleter par en avant, en tablettant les rapports que son gouvernement a pourtant lui-même commandés. Il doit maintenant nous dire ce qu’il entend faire : va-t-il couper dans les services ou augmenter les revenus? On ne peut pas dénoncer les autres sans proposer une alternative. Nous avons fait nos propositions dans le passé, les libéraux n’ont pas voulu les entériner. C’est maintenant à eux de nous dire quelles sont leurs solutions. Après tout, c’est le Parti libéral qui est au gouvernement, c’est lui qui voulait avoir les deux mains sur le volant », a conclu François Legault.

 

 
L’OPACITÉ SE POURSUIT AVEC LES FIER :LE GOUVERNEMENT LIBÉRAL REFUSE L’ACCÈS À DES DOCUMENTS Imprimer Email
Date du jour : Vendredi, 12 Juin 2009

Québec, le jeudi 11 juin 2009 – Le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et de finances, François Legault, reproche au gouvernement libéral son manque de transparence sur la gestion des FIER.

 

Questionné aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le ministre Raymond Bachand a indiqué que son gouvernement prônait la transparence. Pourtant, l’opposition officielle s’est fait refuser l’accès à des documents réclamés en vertu de la loi d’accès à l’information.

 

Le Parti Québécois voulait simplement connaître la liste des investissements réalisés ayant obtenu du financement par les FIER Partenaires, dont la bonne partie des 90 M$ qui sont en jeu provient des fonds publics. Encore une fois, le ministre ignorait la situation.

 

« Pourquoi le gouvernement libéral refuse-t-il l’accès à ces documents? Est-ce qu’il veut cacher un autre scandale? Ce sont des fonds publics. La moindre des choses, c’est de donner les faits et la vérité, pas de les cacher », a déclaré François Legault.

 

« L’enquête d’Investissement Québec sur Investissement Québec n’est toujours pas complétée, malgré l’engagement du ministre Bachand. La vérité a ses droits et une véritable vérification doit être faite par quelqu’un qui a l’autorité pour faire cette vérification dans toute la gestion des FIER : le Vérificateur général du Québec », a conclu François Legault.

 

 
Bilan de la commission parlementaire sur la Caisse de dépôt et placement Imprimer Email
Date du jour : Mardi, 26 Mai 2009

LE GOUVERNEMENT CHAREST REFUSE DE FAIRE TOUTE LA LUMIÈRE
SUR LES PERTES HISTORIQUES DE 40 G$

Québec, le mardi 26 mai 2009 – Le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et de finances, François Legault, dresse un bilan très mitigé de la commission parlementaire mandatée pour éclairer les Québécois sur les pertes historiques de 40 G$ de la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2008.

« En février dernier, le gouvernement a refusé pendant des semaines de tenir cette commission parlementaire. Il a finalement cédé devant la pression. Or, au fil des audiences, nous avons vu que les dirigeants de la Caisse avaient le mandat d'en dire le moins possible aux parlementaires. Malgré tout, plusieurs nouveaux éléments ont ressurgi. Cela a soulevé de nouvelles questions fort pertinentes. L’évidence est palpable : le gouvernement libéral refuse de les aborder, de rendre disponibles des informations importantes et de convoquer des personnes au coeur des activités questionnables de la Caisse qui, rappelons-le, a pris trop de risques au détriment des épargnes des Québécois », a souligné François Legault.

Le député de Rousseau reproche au ministre des Finances, Raymond Bachand, de refuser l’accès à des informations névralgiques qui permettraient d’en connaître un peu plus, particulièrement concernant le papier commercial. « Alors que des avertissements formels étaient adressés à la Caisse sur la toxicité des PCAA non bancaires, des gens à la Caisse ont continué d’en acheter. Pourquoi? Et pourquoi le ministre Bachand fait-il obstruction à la vérité? Qu’a-t-il à cacher? », se demande le député de Rousseau.

« Évoquer que la commission parlementaire aura duré 32 heures pour refuser d’aller plus loin n’est pas très sérieux. C’est moins d’une heure pour chaque milliard perdu. Le gouvernement libéral semble l’oublier, mais il s’agit de pertes historiques de 40 G$ pour une seule année et dont on connaît à peine les conséquences financières pour tous les Québécois qui, tôt ou tard, devront payer pour cette mauvaise gestion », a insisté M. Legault.

Il a souligné que l’annonce faite aujourd’hui par le ministre Bachand, à l’effet que la Caisse devra rendre des comptes annuellement en commission parlementaire, n’est rien de nouveau. « Une telle reddition de comptes est la moindre des choses. Mais les citoyens, ce qu’ils demandent aux parlementaires, ce n’est pas que les dirigeants viennent quatre heures au Parlement : ils veulent que leurs élus trouvent des réponses à ce qui s’est passé en 2008 et qu’ils déterminent les balises qui éviteront la répétition de cette catastrophe. Les six mesures annoncées par Raymond Bachand sont risibles et ne permettront pas de corriger ce qui est arrivé en 2008 », a ajouté François Legault.

UNE ENQUÊTE DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL S’IMPOSE
Devant le refus du gouvernement libéral de rendre disponibles certaines informations et d’entendre des personnes-clés à la Caisse concernant les PCAA, le Parti Québécois réclame une enquête du Vérificateur général.

« Perdre 40 G$ de l’épargne des Québécois n’est pas sans conséquence. Or, le gouvernement libéral le nie encore aujourd’hui et veut passer à autre chose. Pour passer correctement à autre chose, il faut savoir ce qui s’est véritablement passé; ce n’est pas le cas au terme de cette commission parlementaire. Le Vérificateur général doit donc obtenir rapidement un mandat de faire une enquête complète », a insisté François Legault.

UN COMITÉ DE SAGES NON PARTISAN POUR LES RECOMMANDATIONS
Le Parti Québécois propose également la création d’un comité de sages non partisan qui aurait pour mandat de faire des recommandations sur la gouvernance de la Caisse et des modifications qui pourraient être apportées à la loi pour établir des règles prudentielles. « Par exemple, devrait-il y avoir un plafond pour l’utilisation de l’effet de levier et de produits financiers de nature spéculative? Est-ce que le sous-ministre du ministère des Finances devrait revenir au conseil d’administration de la Caisse? Voilà des éléments sur lesquels pourrait se pencher le comité de sages et apporter ses commentaires et recommandations », a ajouté le député de Rousseau.

Le comité de sages aurait également le mandat de se pencher sur la mission de la Caisse dans l’économie québécoise et son rôle pour essayer de protéger les sièges sociaux de grandes entreprises québécoises. « Depuis que Jean Charest et son gouvernement ont changé la mission de la Caisse en 2004, on constate l’effritement de la Caisse dans l’économie du Québec. Le gouvernement libéral semble avoir oublié pourquoi la Caisse a été créée à l’époque par de véritables grands bâtisseurs comme Jean Lesage et Jacques Parizeau », a conclu François Legault.

 
UNE VISION D'AVENIR POUR LA CAISSE DE DÉPÔT Imprimer Email
Date du jour : Samedi, 23 Mai 2009

François Legault

Député de Rousseau
Porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances et d’économie

 

Les pertes colossales de la Caisse de dépôt et placement du Québec ont alarmé les Québécois et c’est pourquoi une commission parlementaire analyse présentement les raisons qui expliquent ce dérapage financier.  Comme plusieurs, je crois que le fragile équilibre qu’une société de placements comme la Caisse doit toujours conserver entre la gestion saine et prudente du risque et la recherche de rendements a été rompu.  Si cette situation regrettable découle de choix d’investissements mal avisés des dirigeants de la Caisse, je maintiens qu’elle découle également d’une vision à courte vue de ce que doit être le mandat de cette institution.  J’ai mentionné à maintes reprises dernièrement que compte tenu des résultats très décevants qui ont été dévoilés cet hiver, il est essentiel de revoir plusieurs façons de faire de l'institution afin d’endiguer la situation.  Je réaffirme cette conviction. 

Certains ont vu dans cette insistance une obsession peu avisée sur le plan économique, « une vision des années ‘60 ».  Je propose plutôt une réflexion fondamentale sur la mission que doit avoir cette institution au XXIe siècle pour appuyer l’économie québécoise.  Il s’agit après tout de l’acteur financier le plus important au Québec; il est bien normal que l’on s’assure de lui faire jouer le bon rôle.

Deux philosophies s’affrontent à ce sujet.  La première postule que le Québec sera mieux servi si la préoccupation des gestionnaires de la Caisse est la poursuite du rendement maximal.  Pour les tenants de cette école, les autres considérations sont de second ordre.  On peut néanmoins résumer concrètement cette approche en disant qu’il suffit de comparer le rendement attendu d’un investissement à Londres par rapport à un investissement au Québec pour établir le gagnant. 

Une deuxième philosophie, que je partage, place le développement économique du Québec au même titre que la recherche de rendements dans la mission de la Caisse. 

Depuis sa création, la Caisse a le mandat de gérer les avoirs collectifs des Québécois.  Cette mission centrale doit se poursuivre.  De plus, nos dirigeants politiques de toutes les allégeances ont conservé jusqu'à tout récemment la clairvoyance nécessaire afin que la Caisse appuie pleinement le parcours du Québec vers la maturité économique et financière.  En effet, le premier ministre Jean Lesage a voulu que la Caisse de dépôt joue un rôle dans la protection des sièges sociaux. Le 9 juin 1965, il affirmait : «Supposons que, dans un cas précis, il soit essentiel de ne pas laisser aller la direction d’une entreprise passée à l’étranger. La Caisse de dépôt devra alors non pas assumer, seule, tous les risques de l’opération, mais constituer un groupe dont elle sera au besoin le pivot. Dans la mesure où son autorité morale sur le marché sera suffisamment établie, je ne vois pas pourquoi un tel groupe ne pourrait pas être constitué».

Il est indéniable que la présence de sièges sociaux de grandes entreprises au Québec est importante pour le développement économique. Ce sont ces entreprises qui tissent des liens et choisissent des fournisseurs et des professionnels (avocats, comptables, consultants, etc.) du Québec. Ce sont aussi ces entreprises qui vont choisir plus souvent de réaliser leurs projets de développement au Québec et d’offrir une vaste gamme d’emplois stimulants à nos citoyens.  En période de ralentissement économique, il est bon de se rappeler que des dirigeants d’ici, bien que soumis aux mêmes impératifs financiers que s’ils étaient à Seattle, vont plus facilement choisir d’épargner les établissements du Québec.  Ne soyons pas naïfs, le vieil adage «loin des yeux, loin du cœur» s’applique aussi aux entreprises.

Nos collèges et universités produisent un bon nombre de diplômés de qualité, mais comment espérer les retenir chez nous si le Québec ne dispose pas d’entreprises dynamiques et stimulantes?  Le Québec a fait des bonds prodigieux dans l’enseignement universitaire, mais pourra-t-il offrir des débouchés à la hauteur des aspirations des nouveaux diplômés s’il ne dispose pas d’une masse critique d’entreprises qui ont leurs assises chez nous ?  Pourquoi nos « meilleurs » voudraient-ils rester au Québec si notre économie s’étiolait au point où les décisions affectant nos entreprises et nos emplois se prenaient ailleurs ? 

Plus personne ne peut prétendre que les Québécois soient dominés économiquement et en ce sens, toutes les portes leurs sont ouvertes.  Depuis près de 40 ans, un Québécois peut devenir PDG d’une multinationale, tout en continuant à vivre au Québec et à contribuer à l’essor de notre société.  Ce qui m’importe, c’est d’outiller le Québec et la Caisse pour que des investissements, rentables, permettent à nos futurs gestionnaires de continuer à pouvoir diriger une grande entreprise, ici, en français, plutôt que de devoir s’exiler pour y parvenir.  Il faut poursuivre cette marche ascendante du Québec Inc.  Mettre en place un outil financier qui lui permettra d’atteindre de nouveaux sommets.  Pour le bien de nos entrepreneurs, de nos travailleurs et pour celui du Québec.

Le Québec ne vit toutefois pas en vase clos et il est tout à fait normal qu’à l’occasion, des entreprises d’ici passent aux mains de groupes étrangers.  Inversement, il devrait être tout aussi normal que des entreprises d’ailleurs passent aux mains de gens d’ici et encore davantage que des entreprises d’ici restent aux mains de gens d’ici !  À quand remonte la dernière grande acquisition étrangère québécoise ?  On ne compte pourtant plus les départs… Le Québec compte actuellement une quarantaine d’entreprises clés, des fleurons. Elles sont vulnérables à des prises de contrôle étrangères, en particulier avec la baisse du prix des actions des entreprises sur les marchés boursiers.  Le Québec est plus fragile que les autres pays à ce chapitre parce qu’il n’a pas une longue tradition d’entrepreneurship, ni un bassin important de fortunes familiales capables de maintenir la propriété québécoise de nos grandes entreprises.

Personne ne demande que l’on maintienne les canards boiteux sur le respirateur artificiel aux frais des Québécois.  Depuis quelques temps, plusieurs souhaitent que le Québec crée davantage de richesse afin de pouvoir mieux la partager.  J’en suis et c’est pourquoi il me semble qu’assurer la pérennité de centres décisionnels au Québec est un élément clé pour y arriver.  À quoi bon faire l’éloge de la richesse si l’on ne prend pas tous les moyens pour la créer et la partager chez soi !

 
Scandale des fonds FIER Imprimer Email
Date du jour : Jeudi, 07 Mai 2009

quand le gouvernement libéral a-t-il changé les règles d’INVESTISSEMENT EN RÉGION?

 

Québec, le jeudi 7 mai 2009 – Le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et de finances, François Legault, a révélé aujourd’hui à l’Assemblée nationale que le gouvernement libéral a modifié discrètement les règles d’investissement en région des fonds FIER depuis leur implantation en 2004.

 

« Depuis une semaine, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, plaide l’interregionalité et évoque la règle obligeant le fonds FIER d’investir au moins 50 % dans la région où le FIER est implanté. Or, lorsque ce programme a été mis en place par Yves Séguin en 2004, la règle était de 100 %. Quand et pourquoi le gouvernement libéral a-t-il modifié discrètement cette règle? », se demande François Legault.

 

À cette simple question, le ministre Bachand a refusé de répondre. « Raymond Bachand est ministre du Développement économique depuis trois ans et est incapable de nous dire quand ce critère a été modifié », constate le député de Rousseau.

 

M. Legault souligne qu’en 2004, en commission parlementaire, Yves Séguin déclarait : « On ne veut pas que ces fonds-là servent à des projets à Montréal ou à Québec. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas de respect pour Montréal ou Québec, c'est parce que c'est un volet régional et ce qu'on veut aider, c'est les grandes régions du Québec qui ont besoin d'aide, qui n'ont pas eu de fonds vraiment à elles ».

 

Il tient d’ailleurs à rappeler que la semaine dernière, le président d’Investissement Québec, Jacques Daoust, soutenait, tant dans sa conférence de presse qu’en commission parlementaire le lendemain, que son rôle était d’appliquer les règles et les critères décidés par le gouvernement libéral!

 

« L’heure est venue aujourd’hui de faire une véritable vérification, faite par quelqu’un qui a l’autorité pour le faire et c’est le Vérificateur général, comme le demandait hier la chef de l’opposition officielle. C’est absolument impensable qu’Investissement Québec enquête sur Investissement Québec, comme le souhaite le ministre Bachand », a conclu François Legault.

 

 
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